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Le bon genre, No. 50: Les Garnitures
  • Le bon genre, No. 50: Les Garnitures
  • Karikatur
  • Pierre de la Mésangère (Nachweiszeit: 1761-1831), Herstellung, Verleger u. Herausgeber
  • 1812
  • Herkunft (Allgemein): Paris
  • kolorierter Kupferstich, Papier
  • Blattmaß: 32,5 x 24,9 cm
  • Ident.Nr. 14135038
  • Sammlung: Kunstbibliothek | Sammlung Modebild
  • © Foto: Kunstbibliothek der Staatlichen Museen zu Berlin - Preußischer Kulturbesitz
  • Fotograf/in: Anna Russ
Description
„Les Garnitures.
Le Bon Genre, No. 50."
Sämtliche der insgesamt 104 unter dem Titel Le Bon Genre (dt.: feine Sitten) erschienenen Kupferstiche sind vorhanden (1801 bis 1817).
Observations sur les modes et les usages de Paris.
Jamais les chicorées, les collerettes plissées, les falbalas, ne furent plus en vogue qu'aujord'hui. L'art du repassage est porté au plus haut point de perfection: aussi n'est-ce plus à Neuilly que nos élégantes envoient leur linge: les mains grossières d'une paysanne déchireraient le frêle tissu qu'elles voudraient blanchir; il faut la main délicate d'une Parisienne pour toucher le linge fin d'une petite-maîtresse. On paie six sols pour blanchir une robe, et cinquante pour la repasser. Parlons maintenant de la manière de relever une robe: j'ai fait là-dessus quelques observations. Les femmes qui vivent habituellement à la campagne ne balancent pas, quand elles se trouvent dans de mauvais chemins, à passer les coins de leur robe par les ouverture de côté, à la place des poches, sauvant ainsi le dessus, mais sacrifant tout - à - fait le jupon de dessous, qu'il faut changer et laver en arrivant. Les dames des petites villes, celles que je suppose bien honnêtes et bien modestes, prennent, par la plui, leur robe sur la hanche, et la relèvant de manière à ce qu'on voye a peine la cheville du pied. Les bonnes bourgeoises de Paris relèvent volontiers leur robe et leur jupon, à droite et à gauche, et montrent, sans scrupule, leurs jambes jusqu'à moitié. Les élégantes laissent un côté de leur robe presque traînant; mais, de l'autre côté, on leur voit tout le mollet, si l'ont vient par-derrière; et quasi le genou, si l'on vient par-devant. Les petites maîtresses vont plus loin, ou, si l'on veut, plus haut encore, et souvent on a, grâce à la façon dont elles se retroussent, le plaisir de voir la couleur de leur jarretière, qui est posée par-dessus le genou. Les grandes coquettes ont une autre tactique; elles relèvent leur robe en la serrant sur la cuisse, et faisant un chou par-derrière. Si l'on ne voit pas leurs jambes très haut, en revanche, pour ce qui est des formes, de la taille, il n'y a véritablement plus rien à deviner.


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